LES SOIGNANTS EN SOUFFRANCE


29 Nov
2017
Par Emeline Veillet
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Les professionnels de santé aiment leur métier. Pourtant, ils sont à bout. Quelle est l’intensité de leur souffrance ? Le 1er baromètre sur le moral des professionnels et étudiants en santé donne des indications.

Sur le thème « Et vous, qui prend soin de vous », le sondage était articulé autour de neuf questions principales permettant de révéler le ressenti des répondants. Leurs réponses sont lourdes d’enseignement, puisqu’elles mettent en évidence que l’ensemble des professionnels de santé et les étudiants en santé souffre d’une lourde et durable baisse de moral.

 

Un malaise global

Si au score moral global des professionnels de santé et étudiants en santé, les étudiants obtiennent une moyenne de 43,20 sur 100, chez les professionnels en exercice, le score est encore plus bas avec un résultat de 41,00 / 100.

L’analyse inter-professionnelle et par région permet de constater que, si les résultats varient légèrement d’un métier à l’autre ou du Nord au Sud de la France, il n’y a, pour autant, que peu de disparités et la tendance générale est largement confirmée : c’est l’ensemble du monde de la santé qui broie du noir et s’enfonce dans la déprime, voire la dépression.

 

Un épuisement généralisé aux sources multiples 

Métier vocation, si 80 % affirment aimer leur profession, seulement 20 % jugent leurs conditions de travail au moins satisfaisantes (41 % les trouvent insatisfaisantes dont 15 % « très insatisfaisantes », s’ajoutent les 39 % qui les jugent peu satisfaisantes).

Parmi les raisons invoquées, la masse et l’organisation du travail sont principalement mises en cause, devant le manque de reconnaissance et le comportement des patients (même si 87 % d’entre eux ont déjà fait face à un patient violent).

Ainsi, le rythme de travail impacte toutes les sphères de la vie : 72 % des professionnels de santé estiment que leur vie familiale est impactée, presqu’au même titre que leur vie sociale (71 %). Les performances professionnelles elles-mêmes sont affectées selon 53 % des répondants.

Au final, 100 % d’entre eux ressentent un épuisement soit moral (22 %), soit physique (13 %), soit les deux (64 %) tandis que 47% des répondants font ou ont déjà fait l’expérience d’un burn-out.

 

Une société qui n’entend pas

Face à l’épuisement et aux conditions difficiles, les professionnels de santé sont-ils entendus ? Il ne leur semble pas.  Ainsi, à la question « estimez-vous votre travail reconnu à sa juste valeur ? », 96 % des participants répondent non (pas du tout pour 57 % d’entre eux).

De quoi se sentir seuls et incompris. C’est d’ailleurs un constant sans appel qu’ils opposent à la question « pensez-vous que la société est consciente de vos difficultés actuelles ? » : « pas du tout, nous sommes livrés à nous-mêmes », répondent 56 %.

Pire encore ? Pour 18 % des participants, la société est consciente mais les moyens ne sont pour autant pas déployés.

Au final, les professionnels de santé se sentent abandonnés par une société qui n’entend pas leur mal-être. Ce phénomène est d’autant plus critique les jeunes sont particulièrement nombreux dans le sondage. C’est ce que remarque, pour conclure, Grégoire Pigné : « cette surreprésentation des “jeunes professionnels de santé” n’incite pas à voir l’avenir d’un regard serein. De fait, leur moral actuel présage de difficultés fortes pour le système de santé ».

 

Un sondage auto-administré auprès d’une communauté de 130 000 professionnels de santé

 Pour réaliser le 1er baromètre sur le moral des professionnels de santé et des étudiants en santé, 360 medics a bénéficié d’un vivier massif de répondants potentiels. Auto-administré, ce sondage a été réalisé sur le web, durant près d’un mois, du 28 septembre au 6 novembre 2017.  8 789 réponses d’utilisateurs ayant intégralement complété le questionnaire ont été prises en compte.

Parmi ceux-ci, 81 % sont des professionnels en exercice (internes inclus). Les 19 % restants sont encore étudiants (externes, IFSI…).

Avec 59 % des réponses, les infirmiers sont majoritairement représentés. Cette surreprésentation est en réalité équivalente à la proportion du corps infirmier dans la population médicale. Viennent ensuite les médecins (20 %). Les aide-soignant(s) représentent 7 % des répondants, contre 3 % pour les pharmaciens, 2 % pour les sages-femmes, 1 % pour les masseurs-kinésithérapeutes. Les 8 % que représentent les autres professionnels de santé sont composés de professions diverses telles que des opticiens, manipulateurs radio ou ergothérapeutes par exemple.

Les professionnels en structures publiques (telles que les hôpitaux) ont répondu à 65 %, suivis par ceux exerçant en structure privée. Enfin, les libéraux représentent 14 % des répondants.

Le score moral s’appuie sur 7 des 9 questions posées. Pour les professionnels de santé en exercice, le score global est établi en additionnant celui de chaque famille de professionnels pondéré par le poids de la famille au sein de l’ensemble des professionnels de santé (ex : le score des médecins correspond à 18,74 % du score global, les 219 834 médecins représentant 18,74 % des 1 175 340 professionnels de santé exerçant en France). En ce qui concerne les étudiants en santé, le score de leur moral correspond à un calcul direct des réponses aux 7 questions retenues.

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22 Nov
2017
Par Emeline Veillet
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Santé Assistance lance Doc Consulte, la première plateforme globale de relations entre praticiens et patients. Elle permet en effet à chaque professionnel de santé de téléconsulter avec ses propres patients.

 

UNE RÉPONSE AUX ATTENTES DES PATIENTS

Qui n’a jamais souhaité pouvoir échanger rapidement, et sans se déplacer, avec son médecin traitant ? Quelle jeune femme n’a jamais souhaité parler rapidement, simplement et depuis son domicile ou son lieu de travail avec sa sage-femme ou le pédiatre de son enfant ? C’est là le vœu pieux d’une majorité de patients. Santé Assistance, en lançant Doc Consulte, répond à cette attente en facilitant l’accès aux professionnels de santé. Le patient bénéficie désormais d’un contact personnalisé et rapide avec un praticien… et surtout avec son praticien.

En effet, Doc Consulte met le patient en contact avec le professionnel de santé de son choix, à commencer par le sien ! Ainsi, il peut lui poser une question dans le cadre d’un téléconseil, prendre rendez-vous et également, bénéficier d’une consultation à distance. Doc Consulte propose en cela « un cabinet médical hors les murs ».

Cette consultation s’étend à un champ plus large que celui d’un rendez-vous avec son médecin généraliste. L’utilisateur peut aussi échanger avec un spécialiste, tel qu’une gynécologue, un néphrologue ou un gériatre, mais également un chirurgien, un ostéopathe ou un homéopathe.

Pour que le téléconseil ou que le rendez-vous soit le plus pertinent possible, Doc Consulte permet au patient de transmettre des données et des documents à son interlocuteur. Il peut également lui ouvrir un accès à son Dossier Santé Personnel (un carnet de santé numérique proposé par Santé Assistance) ou lui permettre d’en consulter un résumé. Utilisable sur tous supports, celui-ci permet au patient de rassembler ses données de santé, l’historique et les actualités de son parcours, afin de les mettre à disposition de l’ensemble des professionnels de santé qu’il consulte.

Le Dr Thomas Waitzenegger, chirurgien orthopédiste est utilisateur de Doc Consulte : « dans mon domaine, après la pose d’une prothèse d’épaule par exemple, il est possible d’envisager de réaliser les consultations postopératoires via Doc Consulte. Dans ce cas, la téléconsultation évite à un patient fragile de se déplacer et permet de lui apporter rapidement et professionnellement une prise en charge pour les suites de l’opération », indique-t-il.

 

UN OUTIL AU SERVICE DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ

Réponse du monde libéral aux problématiques soulevées par la télémédecine, Doc Consulte a été envisagée main dans la main avec des professionnels de santé, pour leur permettre de communiquer avec leurs patients de façon simple et directe via une messagerie spécialisée. En effet, l’échange n’a pas lieu sur l’adresse mail du praticien, personnelle et insuffisamment sécurisée, mais sur une interface dédiée, conforme à la loi (article L1111-8 du Code de la Santé Publique).

Le professionnel de santé peut ainsi faire parvenir au patient ses réponses, ordonnances et comptes-rendus de consultation via Doc Consulte.

Les praticiens qui n’ont pas le temps de s’ouvrir à de nouveaux patients peuvent choisir de ne communiquer qu’avec les leurs. À l’inverse, cette plateforme donne également, aux professionnels de santé qui cherchent à s’étendre, la possibilité de développer leur activité.

 Doc Consulte s’adosse sur un ensemble de services. Parmi ceux-ci, les outils d’information et de suivi, qui complètent les services de communication, comptent notamment une fiche de présentation du praticien, la possibilité de rédiger des articles ou de partager ceux de Docteur Clic, un carnet de rendez-vous (avec une synchronisation entre les différents agendas et rappels), ou encore un suivi de grossesse ou de l’enfance.

« Avec le portail personnalisé Doc Consulte, nous avons voulu mettre à la disposition des médecins et des professionnels de santé un véritable outil de relation interactive avec leurs patients », indique Henri-Michel Tranchimand, Président de Santé Assistance.

Doc Consulte développe donc un nouveau mode de relations sécurisées et personnalisées entre le patient et son professionnel, et s’inscrit dans un parcours de soins modernisé. “Nous avons visé une facilité de mise en place et une véritable souplesse pour Doc Consulte. Les patients apprécient cette nouvelle dimension dans leur rapport avec les professionnels de santé, et les professionnels de santé voient leurs échanges simplifiés”, conclut Hervé Huas, co-fondateur de Santé Assistance.

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CFU 2017 : une 111ème édition pour diffuser les savoirs


16 Nov
2017
Par Emeline Veillet
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Pour la 111ème fois, l’Association Française d’Urologie organise le Congrès Français d’Urologie (CFU). L’événement est l’occasion de d’échanger sur les actualités et faire le point sur les avancées.

 

L’essentiel du Congrès

« Le Congrès est un moment de plaisir et de partage, en ce qu’il nous permet, à nous urologues, d’échanger entre nous, mais aussi avec les professions avec lesquelles nous collaborons au quotidien : les infirmiers, les kinésithérapeutes et secrétaires notamment, mais aussi avec les pharmaciens depuis cette année », indique le Dr Georges Kouri, Président de cette 111ème édition.

« Nous avons plus de 3 000 inscriptions cette année, c’est un succès et c’est aussi l’occasion de diffuser les savoirs », complète le Dr Castagnola, Vice-président de l’AFU délégué à la communication.

Avec 32 états de l’art, 10 tables rondes, ainsi que de nombreuses autres communications et sessions au programme, ces 4 jours d’échanges permettront en effet d’aborder différentes thématiques. Parmi celles-ci, les « traitements ablatifs in situ en urologie » (le rapport du Congrès), la prise en charge du prolapsus, ou encore le rôle du pharmacien.

 

Le Rapport du Congrès : faire le point sur l’état de l’art

Les « traitements ablatifs in situ » ou « traitements ablatifs focaux » sont apparus il y a une dizaine d’années. Utilisés pour le rein ou la prostate, ils désignent toutes les méthodes non chirurgicales visant à détruire une tumeur de petite taille (chaleur, froid, lumière, radioactivité).

Dans le cas des tumeurs prostatiques, ces nouvelles approches permettent de limiter les effets secondaires des traitements globaux. Pour le rein, elles sont proposées dans le cas de patients ne pouvant accéder à une chirurgie conservatrice.

Le rapport 2017 vise à faire un point d’étape sur ces approches qui pourraient, dans les années à venir entraîner une véritable « révolution » de la prise en charge.

Dans le principe, ces méthodes ablatives focales sont en effet extrêmement séduisantes. Elles sont peu traumatisantes, efficaces, rapides et peuvent être proposées à des patients fragiles. Dans les faits, leur évaluation est délicate. Le recul sur ces méthodes est encore insuffisant : il existe des études mais trop récentes, partielles ou biaisées. Des études complémentaires sont donc nécessaires.

 

L’actualité : quelle prise en charge pour le prolapsus en 2017 ?

Fréquent chez les femmes de plus de 50 ans, le prolapsus, communément appelé « descente d’organes« , traduit le vieillissement des tissus de soutien, le relâchement du vagin et l’affaissement des organes pelviens.

Beaucoup des prolapsus sont asymptomatiques et ne nécessitent pas d’être opérés. Pour les autres, plusieurs techniques chirurgicales ont été développées avec des voies d’abord différentes : l’une transabdominale, l’autre transvaginale.

 

Pour la voie vaginale, la technique classique et ancienne consistait à ouvrir le vagin le long du prolapsus et réaliser une réparation avec des fils. Elle a été plus récemment complétée par la pose de plaques en polypropylène, pour réduire le risque de récidive. Le résultat anatomique est plus solide, mais l’utilisation de ces prothèses a entraîné parfois de lourdes complications (érosion du vagin, rétraction des tissus…), en particulier aux Etats-Unis, où elles ont été posées larga manu.

Bien qu’imparfaits, ces dispositifs ont pourtant leur place dans l’arsenal thérapeutique, notamment pour les femmes en rechute après une intervention ou celles chez qui la chirurgie classique risque de ne pas être durable. Dans ces cas-là, la discussion sur le rapport bénéfice-risque est essentielle. Au niveau européen, les sociétés savantes ont d’ailleurs publié, cette année, un état des lieux consensuel, proposant que ces prothèses soient posées en seconde ligne, sur des patientes bien sélectionnées, et par des praticiens bien entraînés. L’AFU recommande de son côté que la pose de prothèse soit réservée aux cas compliqués, pour lesquels ces prothèses représentent un vrai bénéfice potentiel.

 

In situ : le pharmacien, un collaborateur essentiel de l’urologue pour la qualité des soins apportés au patient

« Au sein de mon établissement, je me suis rendu compte de l’importance du rôle joué par notre pharmacienne. Il me semble très important qu’un maximum d’urologues soient sensibilisés au rôle indispensable du pharmacien dans l’établissement de santé privé ou public », indique le Dr Géraud, avant de préciser : « Le pharmacien va, de plus en plus, jouer un rôle essentiel de conseil, de guide, et de contrôle à de nombreux niveaux. »

En effet, le pharmacien est un acteur fondamental de la sécurité et de l’efficience des traitements. Il intervient dans la gestion des dispositifs médicaux stériles et implantés, mais aussi dans la matério-vigilance, dans le contrôle des protocoles de chimiothérapie, et dans les revues de mortalité et de morbidité. « Le pharmacien vérifie les prescriptions et peut les modifier s’il estime qu’elles sont inutiles ou présentent un danger« , complète le Dr Géraud.

La création du CAQES (contrat d’amélioration de la qualité des soins), prochainement mis en place, et les différentes mesures annoncées par la ministre Agnès Buzyn visent à augmenter le contrôle de l’efficience des soins (coût et qualité). Le travail conjoint des urologues et des pharmaciens rendra possible l’amélioration des normes de qualité et la pertinence des soins, avec, en ligne de mire, la sécurité du patient.

 

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MAL DE DOS ? LE BON TRAITEMENT, C’EST LE MOUVEMENT.



2017
Par Emeline Veillet
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L’Assurance Maladie lance un programme global
de sensibilisation pour lutter contre les idées reçues
et développer un nouveau comportement face à la lombalgie

Au cours de leur vie, 4 personnes sur 5 souffriront d’un mal de dos localisé en bas de la colonne vertébrale 1, scienti quement appelé « lombalgie ». Pour 7 % d’entre elles 2, la lombalgie s’installera et deviendra chronique, entraînant des douleurs invalidantes menant parfois à l’arrêt de toute activité. Or, la douleur n’est pas synonyme de gravité et le repos retarde la guérison. Maintenir une activité, même modeste, est la meilleure voie vers la guérison. Au regard de l’enjeu de santé publique majeur que représente la lombalgie, l’Assurance Maladie, en partenariat avec plusieurs sociétés savantes, lance un programme d’envergure auprès des professionnels de santé, du grand public, puis des employeurs, a n d’améliorer les parcours de soins et de maintenir la qualité de vie des personnes souffrant de ce qu’il est commun d’appeler « le mal du siècle ». La campagne d’information et de sensibilisation du grand public, prévue sur trois ans, débute le 17 novembre 2017.

 

LA LOMBALGIE COMMUNE, DES ENJEUX HUMAIN, SANITAIRE, SOCIAL ET ÉCONOMIQUE

Couramment appelée « lumbago », « tour de rein » ou encore « mal de dos », la lombalgie commune est une douleur liée à un problème musculaire ou ligamentaire bénin se situant en bas de la colonne vertébrale, au niveau des vertèbres lombaires. C’est le mal de dos le plus répandu : au cours d’une vie, 84 % de la population générale en souffrira1. Ce motif de consultation fréquent altère la qualité de vie des personnes en raison des douleurs ressenties. La lombalgie comporte des risques de désinsertion sociale et professionnelle, lorsqu’elle devient chronique. C’est aussi un coût important pour la société ; aujourd’hui, par exemple, une lombalgie sur cinq entraîne un arrêt de travail3. Dans ce contexte, il est essentiel de prévenir le risque de passage à la chronicité.

 

LE MAL DE DOS, UN ENJEU D’OPINION

Les résultats du baromètre d’opinion « Connaissances et attitudes vis-à-vis de la lombalgie » mené par l’institut BVA4 pour l’Assurance Maladie mettent en relief deux croyances principales : 1 personne sur 4 (24 %) pense que la lombalgie est un problème grave et près de 7 sur 10 (68 %) estiment que le repos est le meilleur remède contre la lombalgie. Or, ces croyances sont en contradiction avec les recommandations médicales actuelles :

– une lombalgie, c’est souvent très douloureux mais ce n’est pas grave. En général, ces douleurs disparaissent spontanément au bout de quelques jours : 90 % des lombalgies guérissent spontanément en moins de 4 à 6 semaines5 ;
– le repos n’est pas une solution thérapeutique : seul le mouvement entretient la tonicité musculaire, la force ligamentaire et permet de lutter contre la lombalgie et sa chronicisation.

 

LE PROGRAMME DE L’ASSURANCE MALADIE POUR RÉPONDRE À CES ENJEUX

En cohérence avec ses missions, l’Assurance Maladie lance un programme de sensibilisation sur la lombalgie. L’objectif : lutter contre les idées reçues sur le mal de dos et recommander un nouveau comportement pour éviter le passage à la chronicité.
A n d’élaborer ce programme, l’Assurance Maladie a mis en place un groupe de travail pluridisciplinaire composé de représentants de plusieurs sociétés savantes impliquées dans le parcours de soins des patients lombalgiques6 . En s’appuyant sur les recommandations médicales en vigueur, le groupe d’experts a fait émerger des éléments de prise en charge et émis un message clé : « en cas de lombalgie commune aiguë, le maintien de l’activité physique et professionnelle est le meilleur allié de la guérison ».

La campagne grand public qui sera lancée le 17 novembre résume cette ambition avec la signature « Mal de dos ? le bon traitement, c’est le mouvement ». Chacun peut vivre normalement en cas de mal de dos. La campagne vise aussi à améliorer les connaissances sur la lombalgie et sa prise en charge au quotidien grâce à des contenus d’information.
Le programme accompagne les professionnels de santé en mettant à leur disposition des supports résumant les éléments clés de la prise en charge de la lombalgie commune. Parmi eux, rechercher les signes d’alerte et les facteurs associés à un risque d’évolution chronique, maintenir ou reprendre rapidement une activité physique ; ne pas recourir à l’imagerie médicale avant la 4e/6e semaine. Le dialogue avec les patients est par ailleurs facilité grâce à des outils visant à lutter contre les fausses croyances et les peurs, et à favoriser l’activité physique.

Une campagne destinée spécifiquement aux employeurs sera déployée en 2018 pour créer les conditions de développement de la prévention de la lombalgie.

1 Eur Spine J (2006) 15 (Suppl. 2): S192-S300.
2 Poiraudeau S, Lefevre-Colau MM, Fayard F, et al. Low back pain. EMC-Rhumatol Orthop. 2004, Vol. 1:295-319.
3 Cherin P. et de Jaeger C., « La lombalgie chronique : actualités, prise en charge », Chronic low back pain: News and treatment, septembre 2011.
4 Enquête BVA réalisée par Internet entre le 23 juin et le 21 juillet 2017 auprès du grand public et des médecins généralistes.
> Pour le grand public, échantillon national représentatif de 2000 Français âgés de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas, appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, CSP de l’interviewé, région et catégorie d’agglomération.
> Pour les médecins généralistes, échantillon national représentatif de 400 médecins généralistes. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas, appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, région et secteurs conventionnels.
5 « Lombalgie chronique, dé nition et prise en charge », La revue du praticien, vol. 58, pp. 265 –271.

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Suite à une enquête indépendante sur le ressenti des biologistes médicaux concernant l’accréditation telle qu’elle se pratique dans les laboratoires, une tendance claire et nettes’en détache : l’accréditation telle qu’elle est conçue aujourd’hui est considérée à la fois comme trop lourde pour les biologistes médicaux et sans réel impact sur la qualité des soins pour les patients. « Près de dix ans après le début du processus, le bilan est largement négatif. Alors que la profession aborde la dernière étape de l’accréditation, nous estimons qu’il est urgent de modifier le dispositif afin de le rendre à la fois plus acceptable pour la profession et plus efficient pour les patients.» s’inquiète François Blanchecotte, le Président du Syndicat.

À la suite du rendez-vous du 18 mai 2017 avec le Directeur général du Cofrac, le Syndicat des biologistes s’était engagé à faire une enquête indépendante sur le ressenti des biologistes médicaux concernant l’accréditation telle qu’elle se pratique dans les laboratoires. Cette enquête a été menée fin septembre et début octobre auprès des 1 250 adhérents du syndicat. Voici les éléments clefs qui en ressortent :

 

À propos de la charge de travail du processus d’accréditation

Globalement, près de 72,5 % des biologistes médicaux interrogés estiment que le processus d’accréditation génère une charge de travail très lourde (49 %) ou insupportable (23,5 %).

Dans le détail, ils connaissent plutôt bien le nombre de documents à fournir (66,5 %) pour les visites de suivi et d’extension. Surtout, ils sont 79,5 % à le trouver trop (45,07 %) ou beaucoup trop (34,51 %) important. Tout comme ils sont 84,28 % à juger trop (47,14 %) ou beaucoup trop (37,14 %) important le nombre de documents à renvoyer à chaque fois au Cofrac.

 

À propos des relations avec le Cofrac

Les délais de réponse laissés au laboratoire sont jugés par 73,5 % des répondants trop (51,5 %) ou beaucoup trop (22 %) courts. Tout comme la date de communication de la visite d’évaluation, laquelle est perçue comme tardive par 60 % des biologistes répondants (trop courte pour 50 % et beaucoup trop courte pour 10 %). En revanche, les relations et les échanges avec les évaluateurs qualité du Cofrac sont qualifiés de neutres (36,15 %) ou de constructifs (29,58 %) par près de 67 % des biologistes. Ils sont toutefois 26,29 % à les juger tendus.

 

Les relations avec les évaluateurs techniques ont, elles, une meilleure cote puisque 70 % des biologistes estiment qu’elles sont constructives (37 %) ou neutres (33 %). Seuls 22 % les qualifient de tendues. Enfin, pour 59 % des biologistes, les relations entre leur

laboratoire et le responsable de l’accréditation du Cofrac sont régulières et plutôt satisfaisantes. Elles ne sont tendues que pour à peine 5 %. Elles sont jugées neutres à 55,74 % et constructives à 39,34 %.

 

À propos de l’intérêt de l’accréditation au regard des soins prodigués aux patients

59 % des biologistes sondés estiment que la visite des évaluateurs n’a aucun impact sur la qualité des prestations du laboratoire pour les soins prodigués aux patients. Ils ne sont que 24 % à penser le contraire.

Dans le détail, seuls 24 % des biologistes estiment que les écarts signalés sont pertinents (23 %) ou très pertinents (1 %) par rapport aux soins prodigués aux patients. L’écrasante majorité (76 %) affirme que ces écarts n’apportent rien aux soins. Parmi eux, ils sont même près de 32 % à penser que ces écarts signalés sont contre-productifs pour la qualité de soins.

 

À propos des normes ou des règles imposés aux biologistes des laboratoires

Ces questions permettaient aux répondants de citer librement des normes ou des éléments de l’accréditation qui leur paraissent inacceptables.
Beaucoup d’éléments sont ressortis avec néanmoins des constantes: la lourdeur administrative et le formalisme pour tout, la trop grande fréquence de visites Cofrac, la redondance des process, les formations internes qui doublonnent les habilitations… mais aussi le formalisme qui éloigne le biologiste du patient.

Par ailleurs, de nombreux biologistes demandent des allègements de certaines parties de la norme, en particulier de la partie 4 ou encore de celles qui ont trait aux excès de la métrologie. Beaucoup soulignent l’inadaptation de certaines normes et règles (délais) à des situations de terrain concrètes tandis que les « sur » ou « mauvaises » interprétations des auditeurs Cofrac sont déplorées par de nombreux biologistes.

 

Qui sont les biologistes qui ont répondu au questionnaire du SDB ?

• Ils sont tous adhérents du SDB.
• 84 % des répondants exercent en laboratoires de biologie médicale de ville à sites multiples, 10 % en groupes de SEL et 5 % en laboratoires à site unique.
• 100 % exercent dans le secteur privé.
• 78,6% des biologistes répondants sont responsables du site et 21,4 % responsables de la qualité.
• 80 % connaissent l’étape d’évaluation à laquelle se trouve leur laboratoire.

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Quelques jours avant la fin de sa campagne de crowdfunding sur Indiegogo, qui se terminera le 4 novembre, Kap Code a déjà atteint 100 % de ses objectifs pour Connect’inh, son inhalateur connecté.

Connect’inh, vers une communauté européenne

« Cette campagne de crowdfunding est un réel succès. Elle nous a permis de rencontrer notre public et de constituer la base de la communauté Connect’inh », explique Stéphane Schuck, CEO de Kap Code. En effet, l’application, qui accompagne l’inhalateur, permet dès à présent à la communauté, et ce sur le même principe que Waze*, de visualiser en temps réel les niveaux de pollution et de pollinisation. Ils ont également accès aux déclarations de l’ensemble des membres quant aux zones à risque. Connect’inh devient la solution privilégiée de prévention contre les crises d’asthme liées aux facteurs environnementaux. Télécharger l’application.

Cette campagne a permis à Kap Code de récolter 25 000 euros « nous allons pouvoir réaliser notre objectif et lancer la commercialisation de Connect’inh », ajoute Adel Mebarki, directeur général adjoint de Kap Code. Pour remercier ses contributeurs, Kap Code offre un deuxième inhalateur connecté aux premiers acheteurs et propose une réduction sur le prix de 45 % pour les derniers jours de la campagne, soit 71 € TTC. La livraison est prévue pour mars 2018 et l’objet connecté sera accompagné d’un code débloqué par Reforest’Action, permettant la plantation d’un arbre et d’une plante dépolluante d’intérieure.

Connect’inh, vers un accompagnement personnalisé des utilisateurs

Outre la commercialisation et le développement de la communauté, les premières utilisations de Connect’inh vont permettre à Kap Code de collecter des données afin de développer les fonctionnalités de l’application, tout en respectant la confidentialité de celles-ci. A terme, l’intelligence artificielle permettra un accompagnement personnalisé de chaque utilisateur selon ses symptômes et l’utilisation de son inhalateur. Pour développer ces fonctionnalités, Kap Code met en place des ateliers pratiques collaboratifs, qui permettent à chaque membre de la communauté de proposer de nouvelles fonctions afin de répondre au mieux à leurs besoins.

* Waze est l’application de trafic et de navigation communautaire. Elle permet ainsi aux utilisateurs de partager l’état du trafic en temps réel sur la carte.

 

A propos de Kap Code

Kap Code est une startup fondée en 2015, issue de la société Kappa Santé et constituée d’une équipe multidisciplinaire, dévolue à la santé numérique et ses applications. Kap Code propose des solutions dans le champ des pathologies chroniques et la recherche des signaux sanitaires dans les réseaux sociaux.

www.connectinh.comwww.kapcode.fr@ConnectInh

Kappa Santé est porteur de ce projet. Société fondée en 2003, elle est spécialisée dans les évaluations des traitements et dans les interventions en santé publique et numérique. Kappa Santé est un acteur reconnu dans le monde de la santé digitale et connectée et a déjà développé des innovations dans ce secteur (traitement automatisé de la reconnaissance gestuelle adaptée à des situations médicales, analyse des réseaux sociaux en terme de pharmacovigilance, observance et usage des médicaments).

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Enovap lève 1 million d’euros


11 Sep
2017
Par Emeline Veillet
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La startup française Enovap, créatrice du premier vaporisateur personnel intelligent de gestion de la nicotine, vient de finaliser son tour de table. Cette levée de fonds d’un million d’euros va lui permettre de commercialiser son dispositif en France dans un premier temps, puis à l’international en misant sur les marchés porteurs que sont l’Europe et les Etats-Unis.

« À travers cette première levée de fonds réussie, c’est l’avenir d’Enovap qui se dessine. Nous sommes fiers d’avoir validé cette étape. Cela va nous donner les moyens d’accélérer notre développement, de créer de nouveaux emplois en France et de nous déployer en Europe », précise Alexandre Scheck, CEO d’Enovap.

Le positionnement unique de l’innovation Enovap sur un marché en forte croissance a su séduire un groupe de business angels reconnus ainsi qu’une banque privée.

Premier système intelligent de gestion de la nicotine favorisant le sevrage tabagique

La technologie Enovap a pour objectif d’aider le fumeur à arrêter avec plaisir et facilité grâce à un système intelligent de gestion de la consommation de nicotine.

« Nous sommes persuadés de l’avenir et de l’efficacité de la cigarette électronique dans la lutte contre le tabagisme. Il est urgent de proposer une nouvelle voie permettant aux fumeurs de se sevrer, tout en conservant du plaisir en vapotant », déclare Alexandre Scheck.

La technologie Enovap repose sur un savoir-faire 100% français. Elle a été conçue en collaboration avec des médecins tabacologues et vapoteurs experts. Le dispositif breveté repose sur plusieurs fonctionnalités encourageant chacune l’arrêt du tabac :

Mode manuel : Ce mode permet à l’utilisateur d’adapter manuellement sa concentration en nicotine à chaque inhalation pour une satisfaction optimale et instantanée.

Mode de réduction automatique : Lorsque l’utilisateur ne fume plus de cigarettes, le mode automatique peut être activé, laissant le dispositif piloter l’apport en nicotine afin de mieux encadrer l’arrêt du tabac. Le dispositif est connecté à une application mobile qui analyse les données de consommation de l’utilisateur dans le but d’anticiper ses besoins en nicotine. Une intelligence artificielle permet, si l’utilisateur le souhaite, une diminution progressive et personnalisée de l’apport en nicotine.

 

Le parcours prometteur de l’innovation en santé connectée

L’idée nait en 2013, lorsqu’ Alexandre Scheck, participe à une étude avec le professeur B. Dautzenberg sur la relation entre le dosage en nicotine et le plaisir pris en vapotant. Le concept du « Hit Control », à la base de la technologie Enovap, vient de naître.

En 2014, les cinq jeunes ingénieurs fondateurs déposent leurs brevets à l’INPI et la technologie Enovap est médaillée d’or au Concours Lépine. En juillet 2015, le projet est lauréat du concours I-Lab de BPI France. En novembre 2015, le projet prend réellement corps et la société Enovap est créée.

En avril 2016, Enovap lance sa campagne de crowdfunding sur la plateforme Wellfundr et bat des records, en atteignant 65k€ de dons et pré-commandes. En novembre 2016, la startup collabore avec le Professeur Dautzenberg, devient partenaire du Moi(s) Sans Tabac, et propose sa technologie dans quatre hôpitaux parisiens de l’AP-HP. En Juillet 2017, Enovap est lauréat du concours I-LAB catégorie création et développement de BPI France.

Une success-story qui, de toute évidence, n’en est qu’à ses débuts …

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Valdi (groupe ERAMET) renouvelle son engagement en faveur du recyclage des piles et petites batteries usagées à l’occasion de la troisième Journée Européenne du Recyclage des Piles (JERP).

Celle-ci sera célébrée le 9 septembre mais Valdi a démarré la sensibilisation dès le lundi 4 et ce, jusqu’au 15 : l’usine de recyclage de piles s’engage cette année encore à travers une série d’actions concrètes.

 

Commentry, haut lieu du recyclage des piles et petites batteries

C’est en premier lieu ses collaborateurs que Valdi souhaite sensibiliser. Ainsi, à Commentry, où est implanté le site industriel, l’ensemble des salariés qui fréquentent le restaurant d’entreprise Adisseo seront invités à déposer leurs piles et petites batteries usagées dans les containers installés spécialement pour l’événement du 11 au 15 septembre.

Le déjeuner du 11 septembre sera également l’occasion pour Valdi de dépêcher sur place un interlocuteur pouvant répondre directement aux questions de toutes les personnes intéressées.

 

Opération vide-tiroirs dans les écoles élémentaires du canton

Face au succès de l’an passé (3 écoles à Commentry avaient récolté plus de 200 kg de piles), l’opération avec la jeunesse a été étendue pour l’édition 2017.

« Le tri et le recyclage des piles sont au cœur de notre métier, il est donc important pour nous de sensibiliser les enfants aux problématiques du développement durable dès leur plus jeune âge. Impliquer les enfants dans la JERP nous permet de contribuer à la création d’une écocitoyenneté qui nous tient à cœur », indique Stéphane Chorlet, Directeur commercial Valdi, avant de poursuivre : « En outre, interpeler les enfants est aussi le moyen d’attirer l’attention des parents ».

Ce sont donc 37 classes de neuf écoles du canton qui ont répondu positivement à la proposition de Valdi. Du 4 au 8 septembre, 760 élèves sont ainsi invités à vider les tiroirs de leur maison, à la recherche de piles et petites batteries usagées. Chaque enfant dispose pour cela d’un cube à piles – une boîte de collecte pliable –, et d’un dépliant de sensibilisation pour ses parents, fournis par Corepile. Les enseignants sont également accompagnés dans la démarche grâce à un kit pédagogique.

Et pour poursuivre l’apprentissage, la classe qui rapportera le plus de piles se verra offrir un jeu éducatif sur le développement durable.

  

Valdi, un engagement toute l’année

Si le 9 septembre est une date essentielle pour sensibiliser et mobiliser autour du recyclage des piles, c’est toute l’année que Valdi s’engage en faveur du tri.

Son fil twitter est notamment l’occasion de diffuser une série d’illustrations pédagogiques, qui retracent le cycle de la pile, depuis l’origine des matériaux à leur destination finale après le recyclage. Ces visuels permettent ainsi de rappeler régulièrement l’importance du recyclage et du tri.

“Nous sommes un acteur industriel de niveau européen en matière de recyclage des piles et batteries. Aussi, il nous paraît essentiel de saisir chaque occasion de rappeler à tous les citoyens l’importance de trier et de ramener ses piles et petites batteries usagées dans les points de collecte“, conclut Stéphane Chorlet.

 

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Déserts médicaux et numériques : la double peine !


5 Juil
2017
Par Laurent Mignon
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Université d’été des déserts médicaux et numériques

Alors que près d’1 Français sur 10 vit dans un désert médical, nombreux sont ceux à se tourner vers la e-santé et la télémédecine pour combler ce problème. Pourtant, dans de très nombreux cas, ces Français vivent aussi dans un désert numérique ! Face à cette double peine, Guillaume de Durat, e-influenceur en santé, a décidé d’organiser la 1ère édition de l’Université d’été des déserts médicaux et numériques. « Elle se déroulera les 8 et 9 septembre 2017, à Auzon, à cheval entre l’Allier et la Nièvre, capitale autoproclamée des déserts médicaux et numériques » indique Guillaume de Durat avant d’ajouter : « l’objectif est d’alerter l’ensemble des acteurs concernés – élus locaux et nationaux, industriels des télécoms, agences régionales de santé, représentants des usagers de santé et des consommateurs… – afin de travailler autour d’un seul et unique thème : quelles mesures mettre en place pour désenclaver ces territoires français ? ».

Des territoires marqués par une fracture numérique…

En France, encore de nombreuses régions font face à une disparité d’accès aux technologies numériques, notamment Internet. Malgré ce que disent les opérateurs ou l’ARCEP[1], beaucoup de zones du territoire national, dites « zones blanches », restent encore peu couvertes par la 4G ou la 3G et cela ne fait qu’accentuer les déserts médicaux. Depuis le début de l’année, la France veut opérer un virage ambulatoire[2] et les colloques se multiplient pour aborder le thème de la santé et du numériques. Pour Guillaume de DURAT, à l’initiative de l’Université d’été des déserts médicaux et numérique : « on ne pourra résoudre la problématique des déserts médicaux par la télémédecine et les objets connectés s’il subsiste un désert numérique ».

… et des déserts médicaux grandissants

Les communes le savent, elles voient partir leurs médecins malgré des incitations financières, les professionnels de santé le constatent, à leur niveau, par le manque voire l’absence de repreneurs pour les cabinets médicaux et les infirmières font des kilomètres pour rendre visite aux patients à domicile, quand ce ne sont pas les patients qui utilisent les transports sanitaires[3].

Parmi les conséquences de cette désertification médicale, l’hospitalisation à domicile (HAD) est mise en échec partiel car le patient n’est pas relié à une équipe qui peut le monitorer à distance. Les soins de suite et de rééducation (SSR) correspondent à 37 millions de journées en 2014 et 1 700 établissements disséminés dans les territoires.

Paradoxalement les hôpitaux manquent de médecins alors qu’il n’y en a jamais eu autant. Les délais de prise en charge dans un hôpital dans les 30 minutes sont utopiques et les SMUR ont du mal à communiquer.

Un événement rassembleur et fédérateur pour trouver des solutions pragmatiques et rapides

Aujourd’hui, les maladies chroniques représentent 10 millions de personnes, elles sont la cible idéale pour utiliser les objets connectés en e-santé et ainsi surveiller et transmettre leur état de santé. Or, sans réseau, l’e-santé ne peut se développer. Maillage des pharmacies, délivrance des médicaments, pharmacovigilance, consultation du dossier médical en ligne ou encore prise de rendez-vous sont également des problématiques à prendre en compte.

Fort de ce constat non exhaustif, Guillaume de Durat, accompagné d’un comité d’organisation composé d’acteurs majeurs de la santé, organisent l’Université d’été des déserts médicaux et numériques. Cet événement souhaite réunir Autorités de Santé (ARS), décideurs nationaux ou locaux, collectivités locales, établissements publics et privés, professionnels de santé, associations de patients, développeurs (start-up), fournisseurs de solutions de télémédecine, applications de santé, objets connectés en santé, opérateurs mobiles ou encore fournisseurs d’accès internet.

Organisé les 8 et 9 septembre 2017, l’événement se déroulera à Auzon, lieu volontairement choisi dans un territoire peu couvert par les opérateurs, représentatif du problème français.

Tables-rondes, conférences, ateliers… L’Université d’été des déserts médicaux et numériques a pour objectifs :
• D’exposer les attentes des différents acteurs
• D’élaborer des propositions sous forme d’engagements pour résoudre dans des délais rapides (à l’échelle d’un patient) l’enclavement de certaines régions françaises alors que d’autres pays ne connaissent pas ce problème de réseaux à l’heure actuelle.

Cette édition se fait en partenariat avec des établissements publics, des associations de patients, le Club Digital Santé, France eHealthTech et des jeunes entreprises dans le domaine de la santé. Toute personne intéressée par ces problématiques est, bien-sûr, invitée à contacter le comité d’organisation.

Informations pratiques
Université d’été des déserts médicaux et numériques
8 & 9 septembre 2017
Château d’Auzon
Auzon – 58 380 Lucenay-Lès-Aix
www.universitedeserts.fr

 

[1] http://www.arcep.fr/index.php?id=12823
[2] LFSS 2017 « 1 800 étudiants en médecine se sont engagés dans un Contrat d’Engagement de Service Public (CESP) 650 jeunes médecins ont déjà signé un contrat de praticien territorial de médecine générale (PTMG) »
[3] Sur la charge des transports sanitaires, voir le rapport de la Cour des Comptes in rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale, septembre 2012.

À l’occasion de sa conférence annuelle, SimforHealth, éditeur spécialisé dans les solutions numériques pour la formation en santé, annonce de nouvelles fonctionnalités et collaborations prestigieuses pour MedicActiV.

Première plateforme de simulation numérique dédiée à la formation initiale et continue en santé, MedicActiV est comparable à une bibliothèque internationale de cas cliniques virtuels de toutes les disciplines et spécialités. Étudiants des filières de santé et professionnels déjà actifs ont accès à des cas développés par les équipes de SimforHealth en collaboration avec les professionnels de santé d’établissements de formation ayant des besoins pédagogiques.

 

Mise à disposition d’un outil-auteur

Sans aucune connaissance informatique particulière et de manière totalement intuitive, un professionnel de santé peut désormais créer un cas clinique virtuel avec MedicActiV. L’auteur sélectionne un patient virtuel (homme, femme, âge, environnement 3D…), définit les étapes de la consultation, saisit les informations nécessaires à la réalisation du cas clinique (dossier médical, examen clinique, traitements, recommandations, examens complémentaires) puis lance le rendu du cas clinique. MedicActiV génère la consultation virtuelle en y intégrant l’ensemble des données définies, en restituant celles-ci en 3D et en intégrant l’apport de la synthèse vocale et de l’agent conversationnel afin que la consultation soit au plus proche de la réalité. Si le cas clinique est déjà rédigé, sa création virtuelle ne dure qu’une heure.

Une fois le cas créé, son auteur choisit de le diffuser (ou non) dans la bibliothèque MedicActiV à des apprenants en mode privé ou public. Dans le second cas, tout établissement de formation en santé ou individus peut le consulter.

Pour permettre à chaque professionnel de santé de se familiariser avec la formation par cas cliniques virtuels, SimforHealth propose sur www.medicactiv.com 13 cas cliniques en consultation gratuite créés avec l’outil auteur par des CHU tels que ceux de Bordeaux ou Angers.

 

Intégration de cas cliniques virtuels en réalité virtuelle

La bibliothèque MedicActiV est constituée en grande majorité de cas cliniques virtuels fonctionnant sur tablettes et ordinateurs. Mais en fonction des besoins pédagogiques et des disciplines, la réalité virtuelle est une solution avec un degré d’immersion et d’implication encore plus élevé. Pour suivre les usages, MedicActiV a donc évolué en proposant des cas fonctionnant sur des casques de réalité virtuelle, type HTC Vive.

SimforHealth a notamment développé en partenariat avec Stanford Medicine le premier cas clinique de médecine vasculaire en réalité virtuelle disponible en consultation gratuite depuis le site www.medicactiv.com. Ce cas allie à la fois des consultations sur ordinateur ou tablette et une consultation en réalité virtuelle.

 

De nouvelles collections de cas cliniques

SimforHealth, dont la vision affichée est d’être le partenaire privilégié des acteurs de santé pour construire avec eux le futur de la formation via la simulation numérique, annonce ce 26 avril des collaborations avec différents acteurs qui viennent cautionner l’intérêt médicale et pédagogique de MedicActiV.

SimforHealth développe avec Stanford Medicine le premier cas clinique de médecine vasculaire en réalité virtuelle
Avec la collaboration du Dr Aalami, chirurgien Vasculaire de Stanford Medicine – Vascular Surgery, SimforHealth a développé un cas clinique virtuel dont l’objectif pédagogique principal est d’apprendre à utiliser les options thérapeutiques mini-invasives pour traiter l’anévrisme de l’aorte abdominale (AAA), et de comprendre les apports du guidage par échographie.

Cette immersion dans la consultation du praticien et dans le bloc opératoire, a été développée grâce à la plateforme MedicActiV pour permettre de s’entrainer à la prise en charge de l’anévrisme de l’aorte abdominal et à la préparation en pré-opératoire de la pose d’un stent. Divisée en 4 consultations dont 3 en consultations sur ordinateur ou tablette et une en VR, cette simulation est disponible en téléchargement gratuit à partir du site www.medicactiv.com.

 

MedicActiV au service de la formation en radioprotection avec Esprimed

Société de formation à la radioprotection pour les professionnels de santé en formation continue, Esprimed a souhaité développer et mettre en œuvre des formations innovantes via MedicActiV pour permettre aux praticiens et professionnels de santé de se former de façon novatrice, plus libre, et de manière structurée. Grâce à un parcours pédagogique décomposé en 21 compétences scindées en compétences réglementaires (R) et bonnes pratiques (BP), les apprenants sont acteurs de leur formation. Une collection de cas sera développée et sera diffusée en mode privé auprès de 18 000 apprenants potentiels.

 

Simforhealth créera avec la FMOQ le premier centre virtuel canadien pour la formation des omnipraticiens

La Fédération des Médecins Omnipraticiens du Québec souhaite développer des cas cliniques virtuels sur MedicActiV pour offrir une évaluation continue aux professionnels de santé au Québec. Grâce à ces cas cliniques virtuels, des évaluations qualifiées pourront être mises en œuvre et permettront aux professionnels de santé généralistes de se mettre en situation virtuelle de diagnostic, de prise de décision thérapeutique et de prise en charge d’un patient afin d’optimiser leurs connaissances, et de les aider à développer leurs compétences. Ces formations en ligne permettront également de modifier et d’améliorer certains comportements cliniques. La collaboration entre SimforHealth et la FMOQ débutera avec un cas clinique sur le thème d’un patient atteint d’algie faciale.

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