Déserts médicaux et numériques : la double peine !


5 Juil
2017
Par Laurent Mignon
Pas de commentaires

Université d’été des déserts médicaux et numériques

Alors que près d’1 Français sur 10 vit dans un désert médical, nombreux sont ceux à se tourner vers la e-santé et la télémédecine pour combler ce problème. Pourtant, dans de très nombreux cas, ces Français vivent aussi dans un désert numérique ! Face à cette double peine, Guillaume de Durat, e-influenceur en santé, a décidé d’organiser la 1ère édition de l’Université d’été des déserts médicaux et numériques. « Elle se déroulera les 8 et 9 septembre 2017, à Auzon, à cheval entre l’Allier et la Nièvre, capitale autoproclamée des déserts médicaux et numériques » indique Guillaume de Durat avant d’ajouter : « l’objectif est d’alerter l’ensemble des acteurs concernés – élus locaux et nationaux, industriels des télécoms, agences régionales de santé, représentants des usagers de santé et des consommateurs… – afin de travailler autour d’un seul et unique thème : quelles mesures mettre en place pour désenclaver ces territoires français ? ».

Des territoires marqués par une fracture numérique…

En France, encore de nombreuses régions font face à une disparité d’accès aux technologies numériques, notamment Internet. Malgré ce que disent les opérateurs ou l’ARCEP[1], beaucoup de zones du territoire national, dites « zones blanches », restent encore peu couvertes par la 4G ou la 3G et cela ne fait qu’accentuer les déserts médicaux. Depuis le début de l’année, la France veut opérer un virage ambulatoire[2] et les colloques se multiplient pour aborder le thème de la santé et du numériques. Pour Guillaume de DURAT, à l’initiative de l’Université d’été des déserts médicaux et numérique : « on ne pourra résoudre la problématique des déserts médicaux par la télémédecine et les objets connectés s’il subsiste un désert numérique ».

… et des déserts médicaux grandissants

Les communes le savent, elles voient partir leurs médecins malgré des incitations financières, les professionnels de santé le constatent, à leur niveau, par le manque voire l’absence de repreneurs pour les cabinets médicaux et les infirmières font des kilomètres pour rendre visite aux patients à domicile, quand ce ne sont pas les patients qui utilisent les transports sanitaires[3].

Parmi les conséquences de cette désertification médicale, l’hospitalisation à domicile (HAD) est mise en échec partiel car le patient n’est pas relié à une équipe qui peut le monitorer à distance. Les soins de suite et de rééducation (SSR) correspondent à 37 millions de journées en 2014 et 1 700 établissements disséminés dans les territoires.

Paradoxalement les hôpitaux manquent de médecins alors qu’il n’y en a jamais eu autant. Les délais de prise en charge dans un hôpital dans les 30 minutes sont utopiques et les SMUR ont du mal à communiquer.

Un événement rassembleur et fédérateur pour trouver des solutions pragmatiques et rapides

Aujourd’hui, les maladies chroniques représentent 10 millions de personnes, elles sont la cible idéale pour utiliser les objets connectés en e-santé et ainsi surveiller et transmettre leur état de santé. Or, sans réseau, l’e-santé ne peut se développer. Maillage des pharmacies, délivrance des médicaments, pharmacovigilance, consultation du dossier médical en ligne ou encore prise de rendez-vous sont également des problématiques à prendre en compte.

Fort de ce constat non exhaustif, Guillaume de Durat, accompagné d’un comité d’organisation composé d’acteurs majeurs de la santé, organisent l’Université d’été des déserts médicaux et numériques. Cet événement souhaite réunir Autorités de Santé (ARS), décideurs nationaux ou locaux, collectivités locales, établissements publics et privés, professionnels de santé, associations de patients, développeurs (start-up), fournisseurs de solutions de télémédecine, applications de santé, objets connectés en santé, opérateurs mobiles ou encore fournisseurs d’accès internet.

Organisé les 8 et 9 septembre 2017, l’événement se déroulera à Auzon, lieu volontairement choisi dans un territoire peu couvert par les opérateurs, représentatif du problème français.

Tables-rondes, conférences, ateliers… L’Université d’été des déserts médicaux et numériques a pour objectifs :
• D’exposer les attentes des différents acteurs
• D’élaborer des propositions sous forme d’engagements pour résoudre dans des délais rapides (à l’échelle d’un patient) l’enclavement de certaines régions françaises alors que d’autres pays ne connaissent pas ce problème de réseaux à l’heure actuelle.

Cette édition se fait en partenariat avec des établissements publics, des associations de patients, le Club Digital Santé, France eHealthTech et des jeunes entreprises dans le domaine de la santé. Toute personne intéressée par ces problématiques est, bien-sûr, invitée à contacter le comité d’organisation.

Informations pratiques
Université d’été des déserts médicaux et numériques
8 & 9 septembre 2017
Château d’Auzon
Auzon – 58 380 Lucenay-Lès-Aix
www.universitedeserts.fr

 

[1] http://www.arcep.fr/index.php?id=12823
[2] LFSS 2017 « 1 800 étudiants en médecine se sont engagés dans un Contrat d’Engagement de Service Public (CESP) 650 jeunes médecins ont déjà signé un contrat de praticien territorial de médecine générale (PTMG) »
[3] Sur la charge des transports sanitaires, voir le rapport de la Cour des Comptes in rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale, septembre 2012.

À l’occasion de sa conférence annuelle, SimforHealth, éditeur spécialisé dans les solutions numériques pour la formation en santé, annonce de nouvelles fonctionnalités et collaborations prestigieuses pour MedicActiV.

Première plateforme de simulation numérique dédiée à la formation initiale et continue en santé, MedicActiV est comparable à une bibliothèque internationale de cas cliniques virtuels de toutes les disciplines et spécialités. Étudiants des filières de santé et professionnels déjà actifs ont accès à des cas développés par les équipes de SimforHealth en collaboration avec les professionnels de santé d’établissements de formation ayant des besoins pédagogiques.

 

Mise à disposition d’un outil-auteur

Sans aucune connaissance informatique particulière et de manière totalement intuitive, un professionnel de santé peut désormais créer un cas clinique virtuel avec MedicActiV. L’auteur sélectionne un patient virtuel (homme, femme, âge, environnement 3D…), définit les étapes de la consultation, saisit les informations nécessaires à la réalisation du cas clinique (dossier médical, examen clinique, traitements, recommandations, examens complémentaires) puis lance le rendu du cas clinique. MedicActiV génère la consultation virtuelle en y intégrant l’ensemble des données définies, en restituant celles-ci en 3D et en intégrant l’apport de la synthèse vocale et de l’agent conversationnel afin que la consultation soit au plus proche de la réalité. Si le cas clinique est déjà rédigé, sa création virtuelle ne dure qu’une heure.

Une fois le cas créé, son auteur choisit de le diffuser (ou non) dans la bibliothèque MedicActiV à des apprenants en mode privé ou public. Dans le second cas, tout établissement de formation en santé ou individus peut le consulter.

Pour permettre à chaque professionnel de santé de se familiariser avec la formation par cas cliniques virtuels, SimforHealth propose sur www.medicactiv.com 13 cas cliniques en consultation gratuite créés avec l’outil auteur par des CHU tels que ceux de Bordeaux ou Angers.

 

Intégration de cas cliniques virtuels en réalité virtuelle

La bibliothèque MedicActiV est constituée en grande majorité de cas cliniques virtuels fonctionnant sur tablettes et ordinateurs. Mais en fonction des besoins pédagogiques et des disciplines, la réalité virtuelle est une solution avec un degré d’immersion et d’implication encore plus élevé. Pour suivre les usages, MedicActiV a donc évolué en proposant des cas fonctionnant sur des casques de réalité virtuelle, type HTC Vive.

SimforHealth a notamment développé en partenariat avec Stanford Medicine le premier cas clinique de médecine vasculaire en réalité virtuelle disponible en consultation gratuite depuis le site www.medicactiv.com. Ce cas allie à la fois des consultations sur ordinateur ou tablette et une consultation en réalité virtuelle.

 

De nouvelles collections de cas cliniques

SimforHealth, dont la vision affichée est d’être le partenaire privilégié des acteurs de santé pour construire avec eux le futur de la formation via la simulation numérique, annonce ce 26 avril des collaborations avec différents acteurs qui viennent cautionner l’intérêt médicale et pédagogique de MedicActiV.

SimforHealth développe avec Stanford Medicine le premier cas clinique de médecine vasculaire en réalité virtuelle
Avec la collaboration du Dr Aalami, chirurgien Vasculaire de Stanford Medicine – Vascular Surgery, SimforHealth a développé un cas clinique virtuel dont l’objectif pédagogique principal est d’apprendre à utiliser les options thérapeutiques mini-invasives pour traiter l’anévrisme de l’aorte abdominale (AAA), et de comprendre les apports du guidage par échographie.

Cette immersion dans la consultation du praticien et dans le bloc opératoire, a été développée grâce à la plateforme MedicActiV pour permettre de s’entrainer à la prise en charge de l’anévrisme de l’aorte abdominal et à la préparation en pré-opératoire de la pose d’un stent. Divisée en 4 consultations dont 3 en consultations sur ordinateur ou tablette et une en VR, cette simulation est disponible en téléchargement gratuit à partir du site www.medicactiv.com.

 

MedicActiV au service de la formation en radioprotection avec Esprimed

Société de formation à la radioprotection pour les professionnels de santé en formation continue, Esprimed a souhaité développer et mettre en œuvre des formations innovantes via MedicActiV pour permettre aux praticiens et professionnels de santé de se former de façon novatrice, plus libre, et de manière structurée. Grâce à un parcours pédagogique décomposé en 21 compétences scindées en compétences réglementaires (R) et bonnes pratiques (BP), les apprenants sont acteurs de leur formation. Une collection de cas sera développée et sera diffusée en mode privé auprès de 18 000 apprenants potentiels.

 

Simforhealth créera avec la FMOQ le premier centre virtuel canadien pour la formation des omnipraticiens

La Fédération des Médecins Omnipraticiens du Québec souhaite développer des cas cliniques virtuels sur MedicActiV pour offrir une évaluation continue aux professionnels de santé au Québec. Grâce à ces cas cliniques virtuels, des évaluations qualifiées pourront être mises en œuvre et permettront aux professionnels de santé généralistes de se mettre en situation virtuelle de diagnostic, de prise de décision thérapeutique et de prise en charge d’un patient afin d’optimiser leurs connaissances, et de les aider à développer leurs compétences. Ces formations en ligne permettront également de modifier et d’améliorer certains comportements cliniques. La collaboration entre SimforHealth et la FMOQ débutera avec un cas clinique sur le thème d’un patient atteint d’algie faciale.

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L’entreprise italienne Aboca allie l’agriculture biologique à la production pharmaceutique en réalisant des produits 100% naturels à base de complexes moléculaires végétaux pour la santé. Distribués uniquement en pharmacie, Lynfase pour le dreinage des liquides, Libramed pour le contrôle du pic glycémique et le livre « Des calories aux molécules » disponible dans les pharmacies, accompagneront les régimes de printemps.

 

Fitomagra LYNFASE (AdipoDren) – concentré fluide

Aboca Fitomagra Lynfase est un complément alimentaire sous forme de solution buvable, qui favorise le bien être vasculaire.

La formulation exclusive de Lynfase se distingue par la concentration élevée des substances caractéristiques contenues dans AdipoDren : un complexe moléculaire à base d’extraits lyophilisés de sarrasin commun et fragon épineux pour le bien-être vasculaire (lymphatique et veineux) et de pissenlit, solidage verge d’or et orthosiphon pour le drainage des liquides corporels.

Il est conseillé de prendre un petit flacon par jour, de préférence le matin, dilué dans un grand verre d’eau.
Pour en savoir plus : http://www.aboca.com/fr/les-produits/fitomagra-lynfase-concentre-fluide

 

Fitograma LIBRAMEDcomprimés

Associé à un régime équilibré, une bonne hydratation et une activité physique régulière, Libramed est indiqué pour le contrôle du poids chez les adultes et les enfants à partir de 8 ans.
Grâce à Policaptil Gel Retard®, Libramed agit au niveau intestinal en formant un gel extrêmement visqueux qui favorise le contrôle du pic glycémique postprandial, en réduisant la quantité et la vitesse d’absorption des glucides (effet retard).
Cela provoque aussi une diminution de la sensation de faim et de la somnolence postprandiale. En outre, avec le même mécanisme, Policaptil Gel Retard® limite l’absorption des graisses, favorise le transit intestinal et régularise la consistance des selles.

Adultes et adolescents âgés de plus de 12 ans : 3 comprimés avant les deux repas principaux.

Enfants d’un âge compris entre 8 et 12 ans : 2 comprimés avant les deux repas principaux.
Pour en savoir plus : http://www.aboca.com/fr/les-produits/fitomagra-libramed

 

« Des calories aux molécules : le nouvel horizon dans le contrôle du poids » par Pier Luigi Rossi

Aboca édite un livre dédié à la nouvelle méthode « moléculaire d’alimentation consciente ». De récentes découvertes sur la génomique nutritionnelle ont démontré que les aliments absorbés chaque jour sont en mesure de « dialoguer » avec les cellules et le patrimoine génétique. Seul le choix des aliments et des molécules qu’on ingère peut donc permettre d’agir sur le contrôle de la glycémie, de l’insuline et de la lipémie.

La nourriture module la réponse de l’ADN des cellules, de façon à orienter l’organisme vers un poids optimal. Livrant des conseils alimentaires de qualité, ce livre propose une perspective nouvelle de ses rapports avec la nourriture.

Son auteur, Pier Luigi Rossi, est médecin, spécialiste en science de l’alimentation, hygiène et médecine préventive, professeur à l’université de Bologne et à l’université de la République de Saint-Marin.

Une invitation pour le lecteur à voyager à la découverte de son corps !

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La valeur d’usage au cœur du développement de la santé mobile


12 Avr
2017
Par Emeline Veillet
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Depuis le début de l’année, 22 nouvelles applications mobiles de santé ont été labellisées mHealth Quality, 1er label européen collaboratif dédié aux applications mobiles et objets connectés de santé, par dmd Santé. Cette promotion du 1er trimestre 2017 obtient un score global moyen de 335,7/400 soit une légère progression par rapport à la promotion 2016 (333,2/400). Retour sur les scores des différents critères requis lors de la labellisation de ces deux premières promotions.

 

Une réelle volonté de proposer des applications mobiles utiles et pertinentes

Concernant la valeur d’usage, le point clé d’une application mobile de santé, les évaluateurs mHealth Quality ont jugé la promotion du 1er trimestre 2017 plus conforme et pertinente quant à l’usage dans la vie réelle que la promotion 2016. En effet, les applications labellisées mHealth Quality en ce début d’année ont obtenu la note moyenne de 124,5/150 pour la valeur d’usage, soit 4,5 % de plus que les applications labellisées courant 2016 (note de moyenne de 119,4/150). Cette dynamique démontre que la valeur d’usage – que dmd Santé a, dès sa création, placée au centre du processus d’évaluation – est en train de devenir le standard d’évaluation des applications mobiles de santé ; la conformité médicale, juridique et éthique étant un prérequis.

 

Des éditeurs plus au fait des aspects juridiques et réglementaires des mApps

Plus 4 points, telle est l’évolution positive du score juridique des applications labellisées les 3ers mois de 2017 (note moyenne de 86,8/100). En effet, nombre d’entre elles ont pris conscience de l’intérêt de respecter les critères juridiques et réglementaires d’une application mobile pour respecter une mise en ligne conforme sur les stores. Certaines applications ont même fait un sans-faute en obtenant le score de 100/100 !

 

Un contenu médical à améliorer

Avec une note de 124,3/150, le contenu médical des applications mobiles de santé labellisées mHealth Quality lors de ce premier trimestre a été évalué légèrement moins fiable que celui de la promotion 2016 qui obtenait le score de 131,9/150. Cette baisse de la note moyenne est directement liée à 5 applications qui ont obtenu une note médicale entre 105 et 112/150. En revanche, il est à noter que 2 applications ont obtenu un score de 140/150 voire 141/150, s’approchant ainsi du score maximal !

 

Une promotion 2017 pas assez consciente des enjeux éthiques

Si la prise de conscience s’est faite au niveau des réglementations juridiques, il y a encore du travail pour la promotion 2017 des applications labellisées sur les aspects éthiques. En effet, ces dernières, avec un score de 52,5/100, doivent améliorer leur analyse éthique tant sur l’impact social, leur légitimé dans l’information ou encore dans l’export des données. Seulement deux d’entre elles ont dépassé le score de 80/100 alors que la promotion 2016, qui obtenait une note de 75,3/100, avait une conscience plus aiguë de ces enjeux (70 % des applications labellisées en 2016 ont eu plus de 70/100 pour la note éthique).

Bien que cette nouvelle promotion fraichement labellisée ait des scores mitigés notamment au niveau du contenu médical et des aspects éthiques, on notera néanmoins des progrès et améliorations quant à la volonté de respecter les critères juridiques et surtout, de permettre à l’usager final de s’emparer de la msanté en trouvant une application en adéquation avec ses attentes.

 

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Destinée aux personnes atteintes de maladies rénales avancées ou dialysées ou greffées, « La Ville du Rein » est une initiative destinée à faciliter la décision [médicale] partagée en renforçant les connaissances des patient.e.s. Organisée sous la forme d’une ville, cette plateforme web propose une découverte du parcours de soins et de vie à travers différents quartiers : du domicile au service de transplantation en passant par l’association de patient.e.s, le cabinet du/de la néphrologue ou le centre de dialyse.

 

La Ville du Rein, répondre à un besoin

Pour Renaloo, le droit au choix éclairé et la décision médicale partagée doit s’appliquer tout au long du parcours de soins et, notamment, lorsque les reins ne fonctionnent plus et nécessitent un traitement de suppléance, par greffe ou dialyse. Aujourd’hui, une personne touchée pourra connaître lors de son parcours des périodes de greffe, de dialyse à domicile, ou en établissement, et des allers-retours se produiront tout au long de sa vie.

Pour construire le contenu éditorial de La Ville du Rein, Renaloo s’est appuyée sur des éléments de référence, cités tout au long du site et un travail de rédaction / relecture réalisé en co-construction entre des patient.e.s et des professionnel.le.s de santé.

Pour Rosalie Maurisse, la Secrétaire générale de Renaloo : « Il s’agit d’un véritable outil d’accès à l’information pour les patient.e.s, les proches mais aussi le corps médical qui participe à l’éducation thérapeutique des patient.e.s. Il a été construit pour être vivant et accessible à tou.te.s. D’ailleurs, cette plateforme est amenée à évoluer dans le temps, au fil des actualités mais aussi des retours des patient.e.s, des professionnel.le.s de santé. C’est d’ailleurs en ce sens que nous développons notre partenariat avec le Club des Jeunes Néphrologues autour de ce que nous appelons la version Beta de La Ville du Rein ».

Développée par et avec le soutien d’Interaction Healthcare et les soutiens institutionnels d’Air Liquide Healthcare et Astellas Pharma, La Ville du Rein propose aux utilisateurs/trices de la plateforme d’évoluer dans un espace ludique autour de différents lieux essentiels : le bureau du/de la néphrologue, le service de transplantation, la dialyse à domicile et en établissement, les associations de patient.e.s.

La navigation dans ces espaces permet aux patient.e.s et/ou à leurs proches d’en apprendre davantage sur le rôle des intervenant.e.s mais aussi d’acquérir des connaissances plus précises, sur des sujets variés tels que l’inscription sur la liste d’attente pour une greffe ou les modalités de mise en place de l’hémodialyse. L’internaute a la possibilité de créer un compte qui lui permettra d’accéder à d’autres outils, parmi lesquels un quizz d’autoévaluation lui permettant de connaître son niveau de départ et un quizz de fin de parcours afin d’évaluer son niveau d’appropriation de l’information.

Décision [médicale] partagée, un concept récent à faire vivre

C’est avec la conviction qu’être bien informé.e permet au patient.e de faire, en collaboration avec ses médecins et équipes médicales, les meilleurs choix pour elle/lui-même, que Renaloo a construit et poursuivra le développement de La Ville du Rein. L’objectif : que les patient.e.s vivant avec une maladie rénale, la dialyse ou la greffe puissent accéder à une information de qualité, co-construite avec des expert.e.s et qu’ils/elles puissent mieux comprendre et participer au choix de leur parcours de soins et de vie.

La décision médicale partagée a intégré les textes législatifs en 2002, au travers du droit à l’information et à la décision (loi n°2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé). La Haute autorité de Santé (HAS) a défini plus précisément la décision médicale partagée. Il s’agit d’un modèle de décision médicale, constitué de « deux étapes clés de la relation entre un professionnel de santé et un patient ». Ces deux étapes sont « l’échange d’informations et la délibération en vue d’une prise de décision acceptée d’un commun accord concernant la santé individuelle d’un patient. ». De plus, la HAS dégage deux enjeux essentiels à la décision médicale partagée : l’amélioration de la participation du/de la patient.e qui le souhaite aux décisions qui concernent sa santé individuelle, mais aussi l’amélioration de la qualité et de la sécurité́ des soins, visant à proposer les soins les plus appropriés tenant compte des données de la science, de l’expérience du/de la professionnel.le et des attentes et préférences des patient.e.s.

Avec La Ville du Rein, Renaloo prône et développe ce modèle de codécision participative : le médecin informe et conseille le patient, qui prend la décision finale. Le choix du patient se veut prépondérant et la relation se fait plus horizontale.

Toutefois et malgré les travaux de la HAS et le corpus de textes1 qui la soutiennent, la décision médicale partagée est encore trop peu mise en œuvre. Ainsi, selon une enquête internationale2 de 2011, en France, les patients se déclarent moins souvent impliqués dans les décisions médicales (37%) qu’en Suisse (60%) ou en Australie (80%). De même, selon une enquête Renaloo menée en 20163, 1 patient.e sur 3 estime avoir peu ou pas participé au choix de son traitement.

« La Ville du Rein n’ambitionne pas de combler totalement cet écart » précise Jean-Philippe Bertocchio, président du Club des Jeunes Néphrologues, avant d’ajouter : « Cette plateforme pourrait être utilisée aussi bien par les personnes touchées par une insuffisance rénale que par les professionnel.le.s de santé, néphrologues, infirmiers/ères… dans le cadre de l’éducation thérapeutique et de l’accompagnement des patient.e.s ».

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A l’occasion de la 14ème Semaine de la Continence (du 20 au 26 mars), l’Association Française d’Urologie organise à nouveau un chat Facebook dédié à l’incontinence le jeudi 23 mars. L’AFU tient cette année à interpeller sur les liens incontinence et port de couches: « Qui dit incontinence ne dit pas systématiquement recours aux couches » explique le Dr Christian Castagnola, Vice-Président de l’AFU, qui sera derrière son écran le 23 mars.

Facebook, pour parler librement et commencer à trouver de vraies solutions !

Dans le cadre de la Semaine de la Continence 2017, plusieurs experts de l’AFU répondront à toutes les questions sur et autour de l’incontinence urinaire et de ses différentes facettes lors d’un chat Facebook, le jeudi 23 mars.

Le but ? Permettre à chacun de poser ses questions à des urologues, spécialistes de l’incontinence, de manière aisée et décomplexée. En résumé : “libérer la parole” en utilisant “l’anonymat” et la “distance entre les interlocuteurs” propres aux réseaux sociaux.

La Semaine de la Continence du 20 et 26 mars 2017

L’AFU, Association Française d’Urologie organise chaque année, depuis 2003, une semaine d’information sur l’incontinence urinaire : « un rendez- vous récurrent pour faire parler de ce trouble, rompre le silence et inviter les patients à s’adresser à leur médecin » explique le Pr Thierry Lebret, Président de l’AFU. Parce que l’incontinence peut altérer profondément la qualité de vie, il est important pour l’AFU d’informer et de former, de façon à améliorer la prise en charge des patients.

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2017, année MedPics, objectif : 50 000 utilisateurs !


30 Jan
2017
Par Laurent Mignon
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Prix Startup Or du Festival de la Communication Santé, Trophée de l’application mobile de santé destinée aux professionnels de santé… l’année démarre sous les meilleurs auspices pour MedPics. “Ces deux récompenses traduisent notre implication à faire de MedPics la meilleure application d’échanges entre professionnels de santé” indique Safia Slimani, CEO et co-fondatrice de MedPics avant d’ajouter : “Elles nous incitent à aller plus loin, déployer de nouvelles fonctionnalités et nous confortent dans notre objectif des 50 000 utilisateurs professionnels de santé pour la fin d’année !”.

 

Trophées de la Santé Mobile et Festival de la Communication Santé : carton plein pour MedPics !

Samedi 28 janvier, à l’occasion de la 4e édition des Trophées de la Santé Mobile, qui se déroulait dans le cadre de la Journée Nationale de l’Innovation en Santé du ministère des Affaires sociales et de la Santé, MedPics a reçu le « Trophée 2017 de l’application mobile de santé destinée aux professionnels de santé ».
Pour le Dr Safia Slimani : “Ce trophée permet de mettre en avant la qualité de notre application. De fait, avant d’être notée par le jury 2017, nous avons du d’abord passer le filtre de l’auto-questionnaire mHealth Quality afin de vérifier si nous étions en conformité avec les critères médicaux, juridiques et réglementaires mais aussi éthique de ce label destiné aux applications mobiles de santé”.

Deux jours auparavant, le jeudi 26 janvier, MedPics a reçu le Prix Startup Or du Festival de la Communication Santé de Deauville. Décerné par les jurés membres du Club Digital Santé, ce prix reflète également la voix des internautes, la note finale étant obtenue en combinant les votes sur le net et celles du jury du Club Digital Santé.

“J’ai découvert le festival, en novembre dernier, à Deauville. C’est un lieu d’échange incontournable. Il permet de se confronter à d’autres startups mais aussi de dialoguer avec des professionnels de santé, des représentants d’associations de patients, des spécialistes de la e-santé et de la communication” précise Safia Slimani.

 

MedPics, une nouvelle version et toujours plus d’utilisateurs

Fondée en mars 2015 par le Dr Safia Slimani, MedPics est la 1re application mobile de partage de cas cliniques en France. Véritable messagerie instantanée entre professionnels de santé, elle est disponible sur smartphone (Android et iOs) et sur le web. À fin janvier 2017, MedPics réuni près de 26 000 professionnels de santé. Avec une croissance de près de 2 000 nouveaux utilisateurs par mois, l’objectif des 50 000 professionnels de santé fédérés autour de MedPics, pour la fin d’année, semble proche.

Depuis quelques jours, MedPics propose une nouvelle version iOS et Android et une version optimisée pour iPad. “Cette nouvelle version s’articule autour d’une ergonomie retravaillée afin d’optimiser l’expérience utilisateur, simplifier l’utilisation de l’app…” note Jonathan Oleszkiewicz, CTO de MedPics avant de préciser : “Elle va également nous permettre de proposer de nouvelles fonctionnalités et tout spécialement les groupes privés”.

 

MedPics, les groupes privés au cœur des usages de demain

Avec le recul dont dispose MedPics aujourd’hui, en se fondant sur l’analyse des usages, Safia Slimani et Jonathan Oleszkiewicz ont décidé d’ouvrir MedPics sur de nouvelles perspectives à travers la création de groupes privés au sein de l’application. Il s’agit de pouvoir créer des échanges instantanés au sein de communautés spécifiques. Ainsi, un établissement de santé, un hôpital, peut dès aujourd’hui mettre en place un groupe privé dédié à son établissement et ainsi disposer d’une messagerie instantanée d’échanges médicaux. De même une association de professionnels de santé, une société savante, un réseau de soins… peuvent créer leur propre groupe afin d’échanger sur les cas cliniques qui leurs sont propres.

“Cette fonctionnalité – les groupes privés – correspond à l’évolution de la médecine. À l’heure de l’hyperspécialisation, d’une médecine toujours plus pointues, au service des patients, les professionnels de santé recherchent une véritable expertise lors des échanges avec leurs confrères. Avec les groupes privés, ils peuvent se retrouver autour d’un domaine, d’une pathologie et même d’un type de traitement” souligne Safia Slimani.

 

À propos de MedPics

Publiée en octobre 2014, sur iOs et à la mi-février 2015 sur Androïd, MedPics est une application mobile gratuite et une plateforme web qui permet de réunir, en un seul et même espace, l’ensemble du corps médical pour échanger des pratiques et des conseils autout de cas cliniques. L’objectif ? Améliorer leur formation ou perfectionner un diagnostic en se basant sur l’intelligence collective. Respectant la déontologie médicale, MedPics permet d’anonymiser simplement les cas cliniques publiés et fait l’objet d’une modération de chaque cas. En savoir plus : www.medpics.fr

Face au constat selon lequel les personnes malades chroniques sont peu informées des droits qui sont les leurs, [im]Patients, Chroniques & Associés lance le « Guide parcours de santé des personnes malades chroniques ». Réalisé par et pour eux, il répond à une nécessité : informer les patients sur leur parcours de santé et les impliquer davantage.


Une réponse concrète à un besoin : l’information des patients

Le guide « Parcours de Santé » s’ancre dans l’enjeu qu’est l’information des personnes malades chroniques. L’objectif? Accroître leur autonomie et améliorer leur capacité à agir en faveur de leur propre santé.

Les 6 chapitres et 42 sections correspondent donc aux séquences de la vie avec la maladie chronique : des premiers symptômes aux outils pour mieux vivre avec, en passant par l’appropriation du parcours de santé, le droit à l’information sur sa santé, les dispositifs de prise en charge et la vie professionnelle.

L’Education Thérapeutique du Patient (ETP), par exemple, peut permettre d’accompagner les patients dans leur apprentissage de la maladie et participe à la construction d’un meilleur parcours de santé. Pourtant, elle est encore, à ce jour, inconnue de plus de la moitié des malades chroniques.


D’autres nécessités : une meilleure coordination du parcours de soins et la généralisation de la Décision (Médicale) Partagée

D’autres priorités sont à mettre en lumière. D’une part, soins de ville et soins hospitaliers exigent aujourd’hui une meilleure coordination. Solution à ce problème, la mise en œuvre du DMP (Dossier Médical Partagé) contribuerait également à impliquer les personnes, accroître l’accès à leurs informations médicales et améliorer la sécurité des soins. Créer le métier de « gestionnaire de cas complexes », dans le cadre des maladies chroniques, serait en outre un pas de plus dans cette voie.

D’autre part, le manque d’information transparaît également dans l’absence de connaissance du concept de Décision (Médicale) Partagée. Pourtant, elle vise à construire une décision mutuelle sur un choix thérapeutique. Parce qu’il est normal de souhaiter participer activement aux décisions portant sur sa santé, la Décision Partagée doit se généraliser.


« Vivre avec », une enquête pour appuyer les constats de terrain

Réalisée par [im]Patients, Chroniques & Associés, du 19 octobre 2016 au 13 janvier 2017, l’enquête « Vivre avec » porte sur la réalité du parcours de santé des personnes touchées par une maladie chronique. 1 009 personnes ont répondu à cette enquête et 734 ont été incluses dans l’analyse finale (personnes ayant répondu à l’intégralité du questionnaire administré en ligne, soit 42 questions).

L’errance diagnostique (4 ans, 1 mois et 20 jours en moyenne), la satisfaction concernant la prise en charge (passable voire exécrable pour 3 personnes sur 10), ou encore le manque de connaissance sur ses droits (3 personnes sur 10 se déclarent mal informées, mais 1 personne sur 2 ne sait pas ce qu’est le DMP, 6 sur 10 ne connaissent pas l’ETP…) sont, entre autres, les sujets abordés par l’enquête. Des résultats qui soutiennent la nécessité d’informer, encore et toujours mieux, les personnes concernées.

 

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ARENA SANTÉ MOBILE : quand le grand public devient jury !


23 Jan
2017
Par Emeline Veillet
Pas de commentaires

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Pour la 4e édition des Trophées de la Santé Mobile, qui se déroulera le 28 janvier dans le cadre de la Journée Nationale de l’Innovation en Santé, dmd Santé place le grand public au cœur de l’événement avec l’Arena Santé Mobile.

Arena Santé Mobile : l’événement interactif au sein de la Journée Nationale de l’Innovation en Santé

Pour la première fois, les Trophées de la Santé Mobile se tiendront dans le cadre de la Journée Nationale de l’Innovation en Santé, le samedi 28 janvier après-midi.

Situés au cœur de cet événement, mis en place par le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé avec la Cité des Sciences et de l’Industrie, les Trophées de la Santé Mobile souhaitaient s’adresser au grand public.

Pour se faire, dmd Santé organise la première Arena Santé Mobile. Le principe ? Durant 2 heures, de 14h00 à 16h00, 5 applications mobiles de santé et 4 objets connectés de santé vont s’efforcer de convaincre le public de la Cité des Sciences et de l’Industrie durant 10 minutes chacun. 5 minutes sont consacrées à la présentation de leur objet/application, les 5 autres sont dédiées aux questions-réponses du public.

L’événement sera également retransmis en direct sur le site internet de la Cité des Sciences et de l’Industrie.

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TROPHÉES DE LA SANTÉ MOBILE 2017 : UN SIGNE DE MATURITÉ DU MARCHÉ


19 Jan
2017
Par Emeline Veillet
Pas de commentaires

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En amont des Trophées de la Santé Mobile 2017, qui se tiendront le samedi 28 janvier prochain, dans le cadre de la Journée Nationale de l’Innovation en Santé, dmd Santé a dévoilé, ce jour, les principaux lauréats. Pour Guillaume Marchand, Président-fondateur de dmd Santé et Président des Trophées de la Santé Mobile : “Les votes du jury, associés aux notes de l’auto-questionnaire mHealth Quality, première étape vers la labellisation, permettent de mettre en exergue des applications mobiles de santé qui traduisent parfaitement l’arrivée à quasi maturité du marché. Aujourd’hui, après les signaux institutionnels de 2016, il semble que tout concorde pour faire de 2017 l’année de la santé mobile en France”.

 

Des TROPHÉES 2017 sous le signe de…

43 applications mobiles ont répondu à l’appel à candidature de dmd Santé et franchi la première étape vers les Trophées en répondant à l’auto-questionnaire du label mHealth Quality et en obtenant des notes égales ou supérieures à 105/150 sur les critères médicaux et 70/100 sur les aspects réglementaires et juridiques. Les 9 membres du jury des Trophées 2017 ont ensuite évalué et noté ces mêmes applications afin d’établir le palmarès qui sera connu le 28 janvier lors de la cérémonie des Trophées de la Santé Mobile.

De plus, la 4e édition des Trophées de la Santé Mobile se tenant dans le cadre de la Journée Nationale de l’Innovation en Santé, événement co-organisé par le Ministère des Affaires sociales et de la Santé et la Cité des Sciences et de l’Industrie, dmd Santé a décidé de créer un événement dans l’événement via une Arena Santé Mobile, qui, de 14h à 16h, précédera la cérémonie de remise des trophées. Sur la scène du grand amphithéâtre de la Cité des Sciences et de l’Industrie, 5 éditeurs d’applications mobiles de santé et 4 fabricants d’objets connectés de santé « s’affronteront » devant le public. À l’issue des pitchs, ce dernier pourra voter en ligne et décerner un Trophée spécial Journée de l’Innovation en Santé à son application et son objet préféré.

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